Cette rubrique présente de nouveaux ouvrages concernant presse écrite et médias. Ils peuvent vous intéresser comme outils de travail ou de réflexion. Tous les ouvrages commentés sont évidemment disponibles à la médiathèque du CAV.

Ne sont présentés sur cette page que les résumés : pour télécharger l'entièreté du commentaire (3-4 pages), cliquez sur le titre de l'ouvrage qui vous intéresse.

Pour les ouvrages antérieurs à l'année en cours, veuillez consulter la rubrique « Archives ».

 

Textes et Documents pour la Classe : Réseaux

François Jost                                                           
Éd. Canopé, France, Revue mensuelle n°1116, juin 2018, 73 p. (8€)                                                 


                                                                       


 

 

 

 

 

 

La méchanceté en actes : à l'ère numérique

François Jost                                                           
Éd. CNRS, France, 2018, 187 p. (20€)                                                                                         
                                                                       


 

 

 

 

 

 

 

 

Le Web dans les rédactions de presse écrite : Processus, appropriations, résistances

Sous la Direction de Jean-Baptiste Legavre et Rémy Rieffel                                                             
Éd. L'Harmattan, France, 2017, 239 p. (24,50€)         
                                                                       


 

 

 

 

 

 

 

 

Cinéma en atelier

Muriel Andrien
Éd. AAAPA ASBL, Belgique, 2018, 187 p. (5€)                                                                                 


 

 

 

 

 

 

 

Monstres 2.0 : L'autre visage des réseaux sociaux

Pauline Escande-Gauquié et Bertand Naivin
Éd. François Bourrin, France, 2018, 130 p. (16€)


Pas vraiment du catastrophisme, mais un profond désenchantement face aux dérives des réseaux sociaux, qui entretiennent trop souvent le triomphe du dérisoire et même de l'abject sur l'espace virtuel. L'objet de l'ouvrage est d’essayer de comprendre les mécanismes sociaux et communicationnels qui favorisent l’émergence de ces nouveaux « monstres 2.0 ». Une démultiplication infinie d'images qui sidèrent littéralement, l'obsession du direct, le hors-norme qui fascine, tout comme la surenchère du Moi. Cette hypermonstration devient pour beaucoup une garantie d'existence sociale. Et l'ouvrage aborde aussi l'intelligence artificielle, le mythe transhumaniste, le rêve de l'humain augmenté, cette autre démultiplication que représentent les applications, ... Une alerte, un pamphlet, une furieuse mise en garde, « l'inhumanité en un clic ». Ultime espoir : éduquer, responsabiliser ... et surtout ne pas se laisser décourager ...

 

 

La pensée en otage : S'armer intellectuellement contre les médias dominants

Aude Lancelin
Éd. Les liens qui libèrent, France, 2018, 110 p. (10€)

 

Cette ancienne directrice adjointe du Nouvel Observateur, dont le licenciement fut réclamé par les actionnaires du journal, déconstruit ici un ensemble de mythes nourris par la population sur l’influence des médias et la mission des journalistes. Ceux-ci, en lieu de place d'être les « gardiens de la démocratie » seraient devenus de véritables « verrous » à celle-ci, en cause tout un système médiatique à la dérive, devenu otage d'intérêts des grandes entreprises. Ce qui fait dire à l'auteure que le public devrait s'emparer de la question des médias pour en faire une question politique prioritaire, car le contrôle capitalistique des médias est bien une question cruciale. Ce sont les propriétaires de presse qui décident et brident toute liberté éditoriale. Il ne faut pas se leurrer, les exemples comme Mediapart ou Arrêt sur image sont bien des exceptions au système. Aucune diversité rédactionnelle, plus de journalisme d'opinion, plus de contre-pouvoir pour une presse qui a perdu toute radicalité, tout engagement démocratique. Une impuissance et un grand découragement.

 

 

La valeur de l'information. Suivi de Combat pour une presse libre

Edwy Plenel
Éd. Don Quichotte, France, 2018, 145 p. (18€)

 

Mediapart, le journal en ligne dirigé par Plenel fête ses dix ans d'existence avec tout sa fraîcheur et son engagement. Mais l'objet premier de cet ouvrage est surtout de convaincre que la presse d'information ne doit pas craindre le numérique et que le journalisme de qualité peut au contraire y retrouver une indépendance qui lui a été trop souvent ravie par les compromissions politiques et par la puissance économique. Et le succès du site de Plenel plaide en faveur de cette hypothèse, car Mediapart aujourd'hui c'est 140.000 abonnés et sa croissance est constante. Une position inédite dans l'espace public : indépendant, participatif et payant. Une communauté de journalistes et de citoyens avec une volonté plurielle d'excellence résidant dans le défense de cinq valeurs : l’information, l'enquête, le journalisme, le public et la démocratie.

 

 

Vincent Tout-Puissant

N. Vescovacci et J.P. Canet
Éd. JCLattès, France, 2018, 399 p. (22,85€)

 

C'est (évidemment) de Bolloré qu'il s'agit ... un dossier de 400 pages rédigé par deux journalistes d’investigation sur l'homme d'affaires redouté, qui – comme les Bouygues, Lagardère et autre Dassault – s'intéresse aussi aux médias, pour le malheur de ceux-ci. Car les médias sont aussi synonymes d’influence et de pouvoir... L'obsession de Bolloré est la prise de contrôle au mépris de toute indépendance éditoriale des médias dont il s'accapare. Les auteurs passent en revue les proies médiatiques que le « boa » breton s'est offertes. Havas, Canal+, Vivendi, les journaux gratuits, la chaîne Direct8, I-Télé. L'empire est pluriel et diversifié, mais toujours au service exclusif des intérêts et réseaux du « smiling killer », avec la complicité des Sarkozy, Hollande ou Macron... En tout cas, une belle séquence pédagogique sur le journalisme d'investigation et sur les dangers pour notre système démocratique que représentent des prédateurs comme celui-ci.

 

 

Apprentissages : un autre regard sur l’éducation

Rédacteur en chef : Gaël Bournonville
Imprimerie Graphies, Belgique, Revue semestrielle n°1, Hiver 2017, 160 p. (23€)

 

Saluons ce premier numéro d'un « mook bien de chez nous », un semestriel qui entend s'intéresser tout à la fois au bouillonnement que représente l'acte d'éduquer et à la peur du changement qu'il induit souvent. Le seul exemple du développement de l'école numérique illustre ces deux sentiments d'espoir et de frustration. En fait, « Apprentissages » s'intéresse non seulement à ce qui se fait « ici et ailleurs », mais surtout « autrement ». Des thèmes, des histoires, des portraits, qui ne sont jamais très éloignés de la pensée de Freinet, l'initiateur des « méthodes actives ». On passe ainsi de l'intégration d'une élève sourde qui entame des études supérieures à une réflexion partagée (Culot de l'UCL et Tisseron) sur les jeunes et les écrans, puis à un dossier sur les enfants roms et l'école ou encore à un projet éducatif au Burkina Faso. Une grande fraîcheur du regard, une belle rigueur éditoriale, une remarquable qualité graphique.

 

 

Ciné-narration, une façon d'être : du récit de film à la conscience de soi

Patrice Gilly   
Éd. Chronique sociale, Belgique, 2018, 116p. (12,90€)

 

Le cinéma a toujours représenté un énorme réservoir d'émotions, de connaissances et de savoirs, mais aussi d'histoires. Un débat qui suit la projection d'un film poursuit souvent plusieurs objectifs, mais on pourrait imaginer qu'il se centre exclusivement sur l'évolution du fil narratif et que la réflexion collective des spectateurs fasse émerger des apports narratifs et des récits assez éloignés du scénario, des récits dans ce cas indissociables d'expériences vécues par chacun d'eux, de souvenirs enfouis dans l'inconscient, d'un imaginaire aux ramifications multiples. On entre ainsi dans le domaine de la ciné-narration, qui s'apparente aux thérapies développées par le psychologue australien Michaël White et qui exploite ainsi le capital narratif insoupçonné de chacun.

 

 

L’attrait des cafés

Clélia et Eric Zernik
Éd. Côté Cinéma/Motifs, Yellow Now, Belgique, 2017, 111 p. (9,95€)

 

Le café est à lui seul un microcosme qui respire au rythme du flux de la vie, avec ses rencontres improbables, ses amours fugitives, ses coups de gueule, sa philosophie bon enfant ou son questionnement existentiel. Le café, c’est aussi un espace transitionnel où intime et public se rejoignent. Mais aussi un décor de miroirs, de baies vitrées, de reflets, de lumières éclatantes ou tamisées. Une bande son faite de bruits de verres et de tasses, de commandes lancées des tables périphériques vers le comptoir et, bien sûr, de musique et du bruit des machines à sous ou du flipper. Comme tel, le café est encore un formidable « objet » cinématographique, qui a fasciné aussi bien la Nouvelle Vague française qu’un Hitchcock ou un Ozu. Aujourd’hui, le café à l’écran c’est aussi un petit livre de la collection « Cinéma/Motifs » de chez Yellow Now, c’est-à-dire un petit bijou…
 
   


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